Indre-et-Loire : Le démarchage pour des projets éoliens agace quatre maires du Lochois

Illustration éoliennes Radio France – Jean Luc Frémal

Mardi 2 mars 2021 à 17:08 – Par Jean Lebret, France Bleu Touraine

Dans un courrier à la préfète d’Indre-et-Loire les maires de quatre communes du sud Touraine se disent agacés du démarchage incessant de sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Les maires de Ligueil, Bournan, Cussay et Civray-sur-Esves n’en peuvent plus, ils aimeraient que cela s’arrête.

Ils n’hésitent pas à parler de harcèlement, les maires de quatre communes du Lochois (Ligueil, Bournan, Cussay, Civray-sur-Esves) n’en peuvent plus d’être démarchés deux à trois par semaine par des sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Ces quatre maires ont écrit à la préfète d’Indre-et-Loire, un courrier co-signé par le maire de Perrusson, qui est aussi le président des maires ruraux d’Indre-et-Loire, ainsi que par le président de la communauté de communes Loches Sud Touraine.

« Cela commence à nous casser les pieds »

Dans leur courrier, les quatre élus expliquent qu’ils sont opposés à l’éolien et que chaque conseil municipal a émis un avis défavorable sur le sujet. Une façon, aussi, d’indiquer à la préfète d’Indre-et-Loire que toute éventuelle implantation à venir n’aura pas leur assentiment. Quatre maires qui en ont assez d’être sollicités de la sorte. Le maire de Bournan, Charlie Gillet, explique, « ils veulent nous mettre des éoliennes sur de très bonnes terres agricoles, mettre du béton partout, cela commence à nous casser les pieds. C’est la raison pour laquelle nous avons interpellé la préfecture. Cela en fait cinq de suite qui nous proposent les mêmes projets à 200 mètres près. Moi je ne pourrirai pas la Touraine. On nous demande de faire des efforts dans le milieu agricole, d’utiliser moins de produits phytosanitaires etc…ce n’est pas pour supporter des tonnes de béton au pied d’une éolienne« .

Les maires parlent de forcing de la part de ces sociétés, avec la mise en avant de l’argument financier à l’heure où les agriculteurs peinent à se dégager un salaire décent. Ces élus ne savent pas si leur courrier suffira pour faire barrage à quelque projet que ce soit, « mais cela peut faire réfléchir » dit Alain Rocher, le maire de Cussay.